Pas de grand emprunt sans réformer en profondeur la fiscalité

jeudi 12 novembre 2009
par  jp.bonnet
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PAS DE GRAND EMPRUNT
SANS REFORMER EN PROFONDEUR LA FISCALITE

A propos du grand emprunt, la Ministre de l’économie nous dit qu’elle veut limiter l’impact de la dette.
L’accumulation inconsidérée de la dette publique ne revient pas seulement à faire payer les générations futures, elle revient aussi à paupériser un peu plus 80% des françaises et des français.

En effet, financer l’action publique par la dette c’est emprunter de l’argent aux plus aisés (même en levant les emprunts sur les marchés financiers) au lieu de trouver des ressources par l’impôt sur les revenus ou sur les capitaux spéculatifs.

Or, le Président de la République a indiqué par avance qu’il était hors de question d’augmenter les impôts. Ce sont donc au final les impôts indirects qui financeront la dette et en particulier la TVA puisqu’il ne veut pas abolir le bouclier fiscal.

Le CNAFAL et le CDAFAL estiment qu’il ne peut y avoir de grand emprunt que s’il est réservé à des dépenses susceptibles de doper la croissance, de dynamiser la recherche et les innovations technologiques. Le CNAFAL et le CDAFAL estiment que le grand emprunt ne peut se faire sans une réforme en profondeur de la fiscalité :

• Abolition du bouclier fiscal
• Rétablissement de la progressivité de l’impôt
• Nettoyage des niches fiscales les plus lucratives et les plus injustes
• Refonte des valeurs locatives cadastrales
• Lutter contre les paradis fiscaux avec application de pénalités sur les capitaux spéculatifs
• Refonte de la fiscalité sur les entreprises qui doivent contribuer en fonction de leur bénéfice à la redistribution
des richesses
• Rééquilibrage de l’impôt sur le revenu par rapport aux impôts indirects

Enfin le CNAFAL et le CDAFAL, estiment qu’il est tout aussi important pour l’avenir du pays de restaurer des services publics performants, de renforcer l’éducation nationale au lieu de la démanteler au profit du privé, d’améliorer le niveau de santé de la population qui contribue à maintenir le capital humain de notre pays au lieu de fabriquer une médecine à deux vitesses et d’investir sur une formation professionnelle et continue de qualité.

Le capital humain pour le retour de la croissance est tout aussi important que l’emprunt.

Charles ADAM Président du CDAFAL
Jean-Marie BONNEMAYRE Président du CNAFAL