A propos de l’identité française

jeudi 12 novembre 2009
par  jp.bonnet
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A PROPOS DE L’IDENTITE FRANCAISE :REPONSE DU CNAFAL A M. BESSON

En août 1792, l’Assemblée nationale confère la citoyenneté française à 17 étrangers de marque ouvertement républicains dont l’anglais Thomas PAINE, l’américain G. WASHINGTON, le poète allemand F. SCHILLER, le prussien Anarcharsis CLOOTS, le polonais KOSCIUSKO. Certains d’entre eux devinrent députés. L’écrivain allemand Eulogue SCHNEIDER adhère à la révolution et devient Maire de Haguenau. Tout cela correspond parfaitement au message universel de la Révolution Française : Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et du Citoyen : Liberté, Egalité, Fraternité. Le 13 septembre 1791, la totalité des juifs résidant en France sont déclarés citoyens français : juifs, portugais, espagnols et avignonnais, c’est ainsi qu’ils sont nommés, jouiront de tous les droits du citoyen français ; mais antérieurement NECKER d’origine allemande fut par deux fois Ministre des Finances de Louis XVI ! L’étranger est donc au cœur de l’identité française !

Pas plus que la République ne s’est définie dès le départ par la race, l’identité française est le résultat au cours des siècles d’un peuple en perpétuelle définition rassemblé sur des valeurs communes et un destin librement choisi. Ce brassage n’a été rendu possible que par l’école de la République et la laïcité qui ont permis une intégration assumée sur la base de valeurs universelles.

Aussi est-il choquant d’entendre ou de laisser sous-entendre que notre identité serait menacée par l’apport d’immigrés.

L’idéologie libérale est sans doute ce qui menace le plus « l’exception française » ; l’idéologie libérale ne veut qu’une juxtaposition d’individus atomisés, supprimant tous les corps intermédiaires, brisant les collectifs de travail ou les collectifs sociaux. La crise de l’Etat, la crise de la nation, de l’action syndicale, de l’action publique n’a d’autre origine que l’influence de cette idéologie.

Les immigrés sont entrés progressivement dans une classe ouvrière et dans un monde du salariat qui, depuis 30 ans, se heurte au chômage et se décompose ; leurs familles et leurs enfants dans une société française qui n’intègre plus tous les siens, sont les victimes des temps modernes ; 8 millions de personnes survivent au jour le jour en France. A côté des difficultés de cette France marginalisée, la réussite facile et l’argent roi se confondent avec le visage de la France qui parait-il, bouge, et s’investit dans la finance et les affaires, et fait « bling-bling » sur des plages de rêve…

Si le modèle français d’intégration est en crise, c’est que notre société elle-même est l’objet d’une grave crise de désagrégation sociale qui a ses idéologues et ses responsables.

OSONS DIRE QU’AU PAYS DU LIBERALISME L’EXCLUSION N’EST PAS UN ACCIDENT, MAIS UN CHOIX DELIBERE QUE NOUS RECUSONS !


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