Pas de collusion entre l’Etat et Benoît XVI

jeudi 11 septembre 2008
par  jp.bonnet
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PAS DE COLLUSION ENTRE L’ETAT ET BENOIT XVI COMME AVEC TOUT
AUTRE LEADER RELIGIEUX :
LA FRANCE ACCUEILLE LE PAPE LE 12 SEPTEMBRE

La France républicaine et laïque est fille de la révolution française. La laïcité est
profondément enracinée dans notre pays et inscrite dans sa Constitution. Depuis l’avènement du nouveau Président de la République, le modèle américain qui mélange allègrement la bannière de Dieu et la politique semble être le nouveau modèle de fonctionnement de nos gouvernants.

Allégeance au Vatican lors du discours de Latran, courbette aux musulmans lors du discours de Riyad, visite au CRIF en grande pompe, connivences avec l’Eglise de scientologie et accueil digne d’un chef d’Etat à l’un des représentants du bouddhisme. On récidive avec le pape Benoit XVI dont l’idéologie est profondément réactionnaire et qui est reçu officiellement et pris en charge par l’Etat, c’est à dire avec nos deniers, nos impôts. Nous savons également depuis quelques temps que le projet sarkoziste vise à substituer la religion à l’Etat comme moyen de régulation sociale face à la très grave crise économique, financière et sociale qui traverse le pays. On sait que le social va devenir la prochaine variable d’ajustement du déficit budgétaire.

La mise en scène du retour du religieux prend alors tout son sens, tout comme l’idée que la transmission des valeurs pourrait être faite par le clergé qui aurait une plus haute idée de l’humanité que l’instituteur… !

Le CNAFAL a dénoncé et dénonce cette intrusion permanente dans le champ politique qui porte atteinte à la séparation de l’Eglise et de l’Etat et qui vise à tenter de restaurer une influence perdue dans une France largement sécularisée. Il appelle à la mobilisation quotidienne de tous les laïques. La mobilisation pour la défense des services publics, de l’école républicaine et laïque, du système de santé public font partie de ces enjeux fondamentaux et ce à quoi on distingue la République d’une simple démocratie de plus en plus marchande.