Ne touchez pas à l’action sociale des CAF !

lundi 28 septembre 2015
par  jp.bonnet
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Ne touchez pas à l’action sociale des CAF !

Le directeur de la Sécurité sociale, rattaché aux ministères de la Santé et des Finances, avait demandé au président de la CNAF de réduire son budget d’1,4 milliard d’ici 2017.
Le budget « action sociale » – ou Fonds National d’Action Sociale (FNAS) – de la CNAF devra donc être encore réduit de plusieurs centaines de millions d’euros en 2016 et en 2017.
« Le FNAS est un fonds géré par la CAF servant au financement des actions d’accueil de la petite enfance, le logement et l’habitat ou encore l’accompagnement social des familles et de leurs enfants. »
Les Conseils d’Administration des CAF, qui se réunissent actuellement, sont appelés à établir leurs budgets d’action sociale pour 2016, en tenant compte des directives du directeur de la Sécurité sociale…
La totalité des sommes en provenance des commissions d’action sociale, faut-il le rappeler, est investi dans l’économie locale, soutient l’emploi, le développement associatif et concourt au développement du lien social.
A un moment où le tissu social ne cesse de se disloquer ; à un moment où les collectivités touchées par la baisse des dotations se désengagent aussi, cette annonce est un nouveau coup dur pour l’action sociale et les familles.
Chaque CAF devra faire des coupes dans l’action sociale qui lui est propre ce qui n’entre pas dans le cadre des prestations. Les choix risquent d’être douloureux :
Les coupes peuvent concerner l’aide aux vacances, les passeports loisirs, les aides financières individuelles…
Ce sont les familles qui vont trinquer !
La politique vacances :
Si le quotient familial est baissé, des familles qui sont au-dessus n’auront pas d’aides en 2016, ce qui les privera de vacances.
Le passeport loisirs :
Si le quotient retenu baisse, des parents renonceront à inscrire leurs enfants à des activités….
Quant aux aides financières individuelles, qui contribuent à remettre certaines familles à flot, leur disparition ou leur diminution
risque de peser, d’autant plus que celles provenant des conseils départementaux et des maisons de solidarité vont, elles aussi,
baisser.
Le choix sera « cornélien » pour les Conseils d’administration :

  • S’ils refusent le budget, celui-ci leur sera imposé ;
  • S’ils choisissent de préserver les vacances, il leur faudra taper dans le passeport loisirs ou dans les aides individuelles…. et vice versa. Les administrateurs familiaux agiront pour défendre les familles et s’opposeront aux coupes…. Leur marge de manoeuvre est serrée.

Le CNAFAL demande la levée des décisions de réductions budgétaires.

Jean-Marie Bonnemayre, Président
Jean-François Chalot, Secrétaire Général