NAJAT VALLAUD-BELKACEM : L’IGNOMINIE N’A PAS DE LIMITE

mardi 9 septembre 2014
par  jp.bonnet
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NAJAT VALLAUD-BELKACEM

L’IGNOMINIE N’A PAS DE LIMITE

A peine nommée Ministre de l’Education Nationale, la misogynie, le racisme, la calomnie se sont fait jour à l’encontre de Najat Vallaud-Belkacem, première femme nommée Ministre de l’Education Nationale depuis Jules Ferry.

S’agissant d’éducation, certains classés très à droite, nostalgiques de la France vichyste et maurassienne ont mis en doute ses capacités techniques et lui ont même conseillé de rester au foyer garder ses enfants. Là, il n’est plus question de confiance, c’est paraît-il naturel du moins pour l’idéologie familialiste qui tente un retour en force depuis l’automne 2012. Ces pseudo-défenseurs de la famille sont ceux qui combattent l’égalité homme/femme, le droit au mariage pour tous, les ABCD de l’égalité, l’apprentissage précoce dès la maternelle de l’égalité et du respect entre les sexes et les humains.

Pire, ciblant les origines de la ministre, les attaques racistes et xénophobes rappelant les années 30 ont concrétisé la jonction d’une certaine droite qui inspire Valeurs Actuelles (la Droite Forte) avec l’extrême droite. Cette droite-là, vichyste et maurassienne, fille du sarkozisme flamboyant à l’époque des débats sur l’identité nationale n’a pas désarmé et est sans doute la plus dangereuse car porteuse d’exclusion violente à partir du moment où on se
réfère au « droit du sang », à l’occident blanc et chrétien contre l’arabe et le musulman ;

Il n’y a pas de hasard… dans la mise en condition de l’opinion publique et le feuilleton publié cet été avait pour objet l’insurrection de la droite en juin 2015. Nous avons bien à faire au retour d’une droite vichyste, catholique et factieuse que, par deux fois, De Gaulle avait écartée du pouvoir en 1945 et en 1958-62. Aujourd’hui, c’est le retour du refoulé qu’il faut prendre au sérieux…

En même temps, ces acteurs-là veulent définitivement ébranler l’école publique et laïque par les fausses nouvelles (circulaires), la contestation des rythmes scolaires, de la laïcité.

Derrière tout cela, c’est la République que l’on remet en cause !

Pour le CNAFAL, il est temps de se réveiller !

Jean-Marie Bonnemayre Président du CNAFAL

Marie-Odile PELLE-PRINTANIER - Vice-présidente